L’immobilier : un bon produit d’investissement(2007-07-02)
L’investissement dans l’immobilier tient désormais
une place de choix dans la palette des produits de placement mis à la
disposition des épargnants français. C’est la conclusion de l’étude
réalisée par AD VALOREM.
En 2006, le patrimoine des ménages s’élevait à 8.000 milliards d’euros, soit 7 années de revenus. En raison de l’augmentation des prix, la place tenue par l’immobilier n’a cessé de croître depuis 1998 : elle représente aujourd’hui 70% du patrimoine des Français
et, conséquence logique, 83% de leur crédit. Au-delà de l’effet
mécanique du développement de l’accession à la propriété, il apparaît
que l’immobilier est devenu un bon produit d’investissement. Ainsi, si 56% des Français sont propriétaires de leur résidence principale, 18% le sont également d’un autre logement. Un chiffre à comparer aux 24% des ménages détenteurs d’un portefeuille boursier.
Sur une courte période, les placements boursiers apparaissent plus
volatiles que l’investissement dans la pierre. L’étude montre que, de
tous les placements à la disposition de l’investisseur, l’immobilier
résidentiel est celui qui offre le plus de stabilité. La forte demande
de logements, liée à une démographie très active, assure en outre de
beaux jours à ce secteur : les besoins sont estimés à 500.000 logements
par an à l’horizon 2020. La question est de savoir où investir. La
région Ile-de-France, longtemps privilégiée par les investisseurs,
semble devoir perdre peu à peu de son attrait au profit des régions du
sud de la France et de la façade atlantique que l’analyse des flux
migratoires place désormais en tête en matière de développement
démographique.
En termes de rendement, la comparaison des différents placements
proposés aux investisseurs révèle que les actions offrent un niveau
intéressant : une analyse des investissements long terme indique que,
sur le très long terme, le rapport moyen des actions boursières
américaines s’élève à 6,6% par an. Le rendement global de l’immobilier
est évalué à 5,2 % par an en moyenne en monnaie constante. Mais au-delà
du rendement immédiat, l’investisseur s’intéresse également au
rendement en capital, c'est-à-dire à la plus-value potentielle dégagée
par son placement immobilier. En tenant compte de ce paramètre, et du
fait de la croissance des prix, le rendement global de l’immobilier
résidentiel atteignait 22,6% en 2006 (source IPD).
Enfin, l’étude note une évolution dans le comportement des ménages face à l’immobilier
en tant que produit d’investissement. Jusqu’ici, la valeur réelle du
bien n’intervenait que très peu dans la décision d’investir : les
acquéreurs achetaient surtout pour défiscaliser et peu dans le but de
générer un rendement locatif ou en capital. Aujourd’hui, les investisseurs tiennent de plus en plus compte de la « juste valeur » de leur acquisition
et de son rendement en comparaison avec les autres produits à leur
disposition. Dans ce contexte, l’immobilier ancien occupé part plutôt «
gagnant », notamment en raison des décotes qu’il affiche par rapport au
marché des appartements vacants.
|