Les pays arabes du Golfe ciblent de nouveaux créneaux au Maroc(2007-11-24)
Les investisseurs du Golfe, présents notamment dans l’immobilier et le
tourisme, espèrent conquérir d’autres domaines. La stabilité politique
et le système économique souple offerts par le Maroc devraient attirer
les investisseurs, disent les hommes d'affaires arabes. Le Maroc est devenu ces dernières années une destination privilégiée
des hommes d’affaires arabes. Un Forum, qui s'est tenu mercredi 20 et
jeudi 21 novembre à Rabat, a réuni hommes d'affaires marocains et
investisseurs du Golfe, créant des opportunités de coentreprises qui
puissent dépasser les domaines du tourisme et de l'immobilier.
Le
directeur du centre régional d’investissement de la région du Gharb
Chrarda Beni Hessen Jamal Attari affirme que cette rencontre du
GULFINVEST constitue une occasion pour connaître les investisseurs
arabes de plus près et nouer avec eux des relations économiques
durables.
Le Forum s'est intéressé aux autres secteurs
qui, au-delà de l'immobilier et du tourisme, sont susceptibles de
recevoir des investissements : l'industrie, l'agroalimentaire,
l'énergie et les mines, les nouvelles technologies, la communication,
l'information et les finances.
Le président de l'union
des chambres de commerce et d'industrie des pays du Golfe, Salah Salem
Ben Ameir Shamsi, incite les investisseurs arabes à se tourner vers des
domaines non-traditionnels et nouer des partenariats stratégiques avec
les opérateurs marocains. Il signale que les opportunités
d’investissements au Maroc sont prometteuses.
" Plusieurs
sociétés étrangères ont fait confiance au Maroc et y ont investi. Ce
qui démontre que les lois dans le pays incitent à l’investissement et
que les autorités marocaines encouragent et soutiennent les
investisseurs étrangers.", dit-il.
Shamsi a appelé les
investisseurs du Golfe à bénéficier de la main d’œuvre qualifiée et de
l'expertise technique de haute qualité marocaines. Ainsi, il souligne
qu’il faut réfléchir à une coordination plus élargie afin de créer des
centres touristiques à grande échelle et des entités d'investissement
capables de concurrencer les multinationales.
Le
président du conseil de la société saoudienne spécialisée en bourse
"Moubashir" Mohamed Al Balaa émet le souhait de relier le Maroc aux
bourses arabes pour que cela se répercute sur l’économie nationale. Il
rappelle que le volume annuel des transactions dans les différentes
bourses du Moyen Orient a dépassé les 800 milliards de dollars à fin
octobre 2007.
Le directeur général de l'Organisation
arabe du développement industriel et des mines, Mohamed Ben Youssef,
tient à énumérer les atouts du Maroc notamment sa stabilité politique,
ses infrastructures de base, son système économique flexible, sa
législation d'investissement favorable, son système d’éducation de
bonne qualité.
Youssef indique que les industries de
transformation représentent un secteur d'investissement porteur au
Maroc et contribuent à environ 16 % du PIB. Il pense également que le
secteur des énergies renouvelables est prometteur pour les
investisseurs arabes en raison du manque des ressources d'hydrocarbures
au Maroc et de la proximité des marchés demandeurs de ces ressources.
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