Le Maroc séduit les banques françaises(2007-07-25)
Le Maroc séduit les banques françaises
Les banques françaises s’intéressent au Maroc où elles coopèrent
avec des banques marocaines pour offrir des crédits immobiliers pour
l’achat d’un bien au Maroc.
Le groupe Caisse d’Epargne lance en septembre une
offre conjointe avec le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), dont elle
détient 25% environ, et propose une formule comprenant un crédit
immobilier ainsi que la possibilité de souscrire à un programme
immobilier marocain labellisé par le Crédit Foncier, sa filiale. LCL
(Crédit Lyonnais) lui a emboîté le pas, en partenariat avec le Crédit
du Maroc, filiale, au même titre que LCL, du groupe Crédit Agricole.
L’offre est similaire à celle de l’Ecureuil, également conditionnée à
la détention d’un compte dans les deux établissements.
"Jusqu’ici, il n’y avait pas de moyen de prendre un
crédit en France pour investir là-bas", explique Mimoun Yazidi,
administrateur du Conseil national des Marocains de France (CNMF). Les
investisseurs résidents en France, Marocains ou non, devaient obtenir
leur emprunt au Maroc, à des conditions de taux nettement moins
avantageuses qu’en France. "Les bons négociateurs peuvent avoir deux
points d’écart" entre les taux de crédit immobilier en France et au
Maroc, "mais cela peut aller jusqu’à trois points et demi", détaille
M. Yazidi. Compte tenu du niveau actuel des taux, un prêt de 100.000
euros sur 15 ans coûterait ainsi 50% de plus environ aux conditions du
marché marocain.
Les nouvelles possibilités introduites par les banques
françaises, alors que la Banque Postale s’apprête à présenter une offre
commune avec Poste Maroc, intéressent la diaspora franco-marocaine,
forte d’environ 1,2 million de personnes, mais ne lui sont pas
limitées. LCL précise ainsi que son offre est "plutôt adressée aux
Français sans lien particulier avec le Maroc qui souhaiteraient acheter
une résidence secondaire ou de retraite". Le succès de cette
destination a été récemment illustré par le Salon de l’immobilier
marocain à Paris, qui a quadruplé sa surface en un an.
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