Entretien avec Hassan Ben Bachir : Conseiller du Président du Groupe Addoha(2007-07-15)
Entretien avec Hassan Ben Bachir : Conseiller du Président du Groupe Addoha
« Notre activité tourne autour de l’immobilier et des secteurs qui lui sont fortement liés » Rapprochement entre le
Groupe ADDOHA et FADESA, prise de participation par le Groupe dans le
capital du CIH. Deux informations majeures qui créent l’événement
économique de ces derniers jours. Hassan Ben Bachir, conseiller du
Président du Groupe ADDOHA nous en explique les tenants et aboutissants. Vous venez de créer avec le groupe Fadesa un
consortium pour la réalisation de grands projets immobiliers et
touristiques. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?
LE rapprochement entre ADDOHA et
FADESA est motivé par notre volonté commune de réunir les forces et les
atouts des deux groupes au sein d’une joint-venture dont le capital est
détenu à parts égales par chacune des parties. FADESA, dont la fusion
avec MARTINSA sera finalisée dans les prochaines semaines, est
aujourd’hui le leader du secteur immobilier en Espagne. Il opère dans
plusieurs pays d’Europe et d’Amérique latine. Son réseau de
distribution est implanté dans les principales villes européennes.
Quant au Groupe ADDOHA, il a démontré à travers ses multiples
réalisations sa capacité à réaliser de très grands projets. Nous
partageons également la même culture fondée sur la transparence et la
performance.
Pouvez-vous nous parler des objectifs que s’est fixés le consortium ?
Nous avons pour objectif principal la réalisation au
Maroc de grands projets à vocation résidentielle et touristique. La
société commune, que nous avons déjà créée, disposera rapidement à cet
effet d’une réserve foncière conséquente de l’ordre de 800 hectares
auxquelles s’ajoutera un millier d’hectares dont l’acquisition est
actuellement en cours.
Les réserves foncières que vous
mettez ( et vous mettrez) à la disposition du consortium ne sont-elles
pas des réserves foncières en moins pour les projets du groupe Addoha
seul ?
Les terrains qui seront immédiatement apportés par
ADDOHA à la société commune ont été acquis en mai 2007. Ils ne viennent
pas en diminution de la réserve foncière dont nous avons tenu compte
lors de l’actualisation de notre business plan 2008-2010 élaborée en
janvier de cette année. Leur superficie est de 400 hectares. FADESA
fera apport à la société commune d’une réserve foncière équivalente.
Mathématiquement, le Groupe ADDOHA ne subira donc
aucune « perte » en termes de terrains. Il est également entendu
qu’ADDOHA et FADESA gardent toute leur liberté pour réaliser
directement leurs propres projets, tout en bénéficiant de la synergie
qui sera développée entre les deux groupes. A titre d’exemple, ADDOHA
pourra confier à FADESA la commercialisation à l’international de ses
projets haut de gamme.
C’est une nouvelle expérience du groupe Addoha à l’international. Est-ce que cela procède d’une vision que le groupe a arrêtée ?
Notre stratégie est clairement définie et sa
concrétisation cadre parfaitement avec la « feuille de route » que le
Président Anas Sefrioui a arrêtée.
Il y aussi le développement du
groupe en interne. Vous venez d’acquérir 3% du CIH. Est-ce parce que
c’est une banque essentiellement dédiée aux crédits immobiliers et
hôteliers ? Qu’attendez-vous de cette opération ?
La vocation du CIH, recadrée récemment après la
participation à son capital des groupes CDG et Caisse d’Epargne, n’est
évidemment pas étrangère à notre décision. Celle-ci procède également
de notre politique de diversification que nous avons entamée début 2006
à travers nos projets dans le segment du haut standing. Dans le cadre
de cette diversification, M. Sefrioui investira également dans le
secteur du ciment. Vous auriez relevé, qu’il s’agisse de la société
Douja Promotion Groupe Addoha ou de son Président, notre activité
tourne autour de l’immobilier et des secteurs qui lui sont fortement
liés.
Ces derniers mois, le groupe Addoha a souvent surpris avec de grandes décisions. En avez-vous encore dans le pipe ?
Il serait dangereux pour le Groupe de ne pas réfléchir
en permanence à tout ce qui pourrait concourir à son développement.
C’est du reste la mission première du Président et de son staff
dirigeant.
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